La musique, les instruments et les danses Bretonnes
La musique bretonne traditionnelle est symbolisée par le couple biniou-bombarde
(qui équivaut au duo cornemuse-hautbois).
Joués par des sonneurs, accompagnés de chanteurs ou de conteurs, ce duo d'instruments anime les manifestations et les fêtes populaires.
D'autres instruments viennent s'y ajouter comme le violon, le vielle, la harpe, la clarinette.
Cette tradition musicale se poursuit grâce à la création des bagadou, forme bretonne des "pipebands" écossais. Aujourd'hui, les sonneurs animent toujours les fest noz (fêtes de nuit) et font danser petits et grands. Les danses bretonnes se pratiquent en ronde, en chaîne ou en couple.
Héritière de très anciennes traditions mélodiques, la musique bretonne épouse aujourd'hui d'autres influences celtiques et modernes.
Elle s'exprime par la présence de nombreux groupes et artistes bretons tels Alan Stivell, Tri Yann ou Dan Ar Braz, lors de fêtes et festivals. |
Le binioù-kozh
Article de Môssieur B... ( Animations interactives à l'orgue de barbarie, chansons sur divers thèmes, chansons françaises d'avant hier à aujourd'hui, chants de marins, chansons de Noël, etc). http://www.dornikell.com
Le binioù s'accommode relativement bien de l'image caractéristique que l'on peut se faire du musicien breton. De la famille des cornemuses, le vocable binioù (cornemuse en breton) s'est vu attribué au fil des temps les termes : bihan (petit) [binioù-bihan], poach (.) [poach-binioù], sac'h (sac) [sac'h-binioù], ou encore kozh (vieux) [binioù kozh].
Cette dernière locution étant l'appellation d'aujourd'hui. On résume même cet instrument, juste par le terme kozh (un joueur de kozh).
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Tous ces noms lui furent octroyés pour le distinguer de sa grande cousine venue d'Écosse, que l'on appelle binioù braz (grande cornemuse) ou péjorativement « usine à gaz » en raison du nombre de ses bourdons.
Le binioù-kozh (la plus petite des cornemuses) se compose d'une poche en peau de mouton ou de vache, d'un « sutell » pour expédier l'air dans la poche, d'un seul « bourdon » donnant de façon continue la note correspondant à la tonalité de l'instrument (accordé soit sur la tonique des airs majeurs, soit sur celle des airs mineurs) et d'un « levriad » ou « chalumeau », à l'aide duquel le « sonneur » joue la mélodie. Le « levriad » est le plus petit existant dans l'univers des cornemuses. |
La Bombarde
Article de Môssieur B... ( Animations interactives à l'orgue de barbarie, chansons sur divers thèmes, chansons françaises d'avant hier à aujourd'hui, chants de marins, chansons de Noël, etc). http://www.dornikell.com
La vocation première de la bombarde, est d'être un instrument de musique à danser, ainsi qu'un symbole de fête. C'est un instrument à anche double, composée de deux lamelles de roseau fixées sur un tube de laiton, vibrant sous l'influence de l'air propulsé par le souffle du « talabardeur » (nom du joueur de bombarde). À l'origine, la plupart des sonneurs façonnaient leurs propres anches. |
Il est juste assez grand pour que le « biniaouer » (nom breton du sonneur de kozh) puisse y poser six doigts. Le son qui en jaillit est très aigu.
Toutes ces pièces de bois (sutell, levriad et bourdon) étaient autrefois fabriquées en buis.
De nos jours, elles se façonnent plutôt en ébène.
De façon courante, le binioù-kozh sonne par préférence en si bémol, mais il s'en rencontre également en sol, la, do et mi bémol. Dans le cas d'un « kozh » en si bémol, l'unique bourdon sera alors accordé si bémol. |
| La bombarde fait partie de la même famille que le hautbois. Les témoignages les plus anciens que l'on ait en Bretagne, sont des tableaux religieux du XVIe siècle, ou des sculptures. La bombarde, comme le binioù kozh, y était montrée, comme des instruments démoniaques. La bombarde est diatonique, bien que l'on puisse la rendre chromatique sur des airs lents, soit par le jeu sur l'anche, ou en utilisant des clés, ou encore en pratiquant un doigté singulièrement exigeant et audacieux que l'on nome : les fourches. Les bombardes les plus communes actuellement sont en Si bémol, « la note du diable », car préférées par les bagadoù pour leur gamme médium. |
L'instrument peut jouer les notes suivantes :
- LA b ou LA (une octave au-dessus du LA 440)
- SI b
- DO
- RE
- MI b
- FA
- SOL
- LA b
- LA
- SI b
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La fabrication d'une bombarde nécessite la sélection d'un bois dur. Deux furent retenus dans ce but et pour leur timbre :
. le « melanoximon » ou ébène du Mozambique, préféré par les bagadou pour l'uniformité des bois permettant d'obtenir un groupe d'instruments de tonalités constantes.
. Le buis que l'on trouve en Bretagne, préféré par les couples de sonneurs, parce que plus puissant. Son inconvénient est qu'il « travaille » beaucoup. |
Le binioù-kozh forme un duo quasi inséparable avec la bombarde. C'est la formule la plus répandue en basse Bretagne (haute et basse Cornouaille, Léon, Trégor, Vannetais), il connut son heure de gloire au 19e siècle avant de décliner lors de l'avènement d'instruments plus récents comme l'accordéon.
Aujourd'hui, l'on retrouve le binioù kozh dans nombre de groupes musicaux qui lui donnent une cure de jouvence en le mêlant à des rythmes rock, afro, etc. |
| La bombarde est un instrument physique, demandant du souffle et une musculature faciale importante pour contrôler la pincée de l'anche. Elle ne se joue qu'accompagné. Traditionnellement, on la retrouve en couple avec le biniou kozh. |
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